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Québec: Mgr Bourget et l'Institut canadien

 
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MessagePosté le: Jeu 23 Mar - 14:42 (2006)    Sujet du message: Québec: Mgr Bourget et l'Institut canadien Répondre en citant

(NOTE : Par son libéralisme et ses idées républicaines, l'Institut canadien de Montréal fut considéré comme une "menace" par le clergé catholicique canadien. S'y rencontraient régulièrement des FF, la plupart des Français du GOdF.)

Source : "Petite histoire du laïcisme et de l'anticléricalisme au Québec", de Yvon Dionne, sur : http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne/dossier.html#institut

L'Institut canadien

La fondation de l'Institut canadien, en décembre 1844, devait marquer une étape nouvelle puisque le mouvement de libéralisme anticlérical prenait de l'ampleur. Les membres de l'Institut se recrutaient parmi l'élite politique: Joseph Doutre, Éric Dorion, Wilfrid Laurier (futur premier ministre du Canada). Le journal L'Avenir est l'organe de l'Institut. En 1854 il inscrit à son programme:

"13e) Séparation de l'Église et de l'État.

25e) Écoles subventionnées par l'État et dépouillées de tout enseignement sectaire."

"L'histoire de la papauté, écrira un jour L'Avenir, dans une longue suite de siècles, est l'histoire de tous les crimes qui déshonorent l'humanité."

Le Pays fut un autre appui à l'Institut. Fondé en 1852, il cesse de paraître en 1870. Dessaulles en était le directeur ; il écrira dans sa Grande guerre ecclésiastique : "Les hommes d'étude ont pu voir à quel degré de nullité intellectuelle, politique et nationale et d'infériorité morale, les clergés de tous les pays ont réduit les peuples qu'ils ont réussi à contrôler et à dominer." Ce fut longtemps l'apanage, en particulier, du Québec, du Portugal, de l'Espagne, de l'Italie, sans oublier le Tibet, et encore aujourd'hui de tous les pays sous domination musulmane.

Quelques mots sur l'abbé Charles Chiniquy (1809-1899). Avant d'être excommunié en 1856 pour ses démêlés avec la hiérarchie catholique et de joindre le protestantisme (l'Église presbytérienne), Chiniquy était foncièrement un ultramontain, grand défenseur de l'autorité papale et ennemi du libéralisme. Même s'il est surtout connu pour ses conférences contre l'alcoolisme (un fanatique de la prohibition de l'alcool comme il s'en trouve aujourd'hui pour le tabac), il a aussi combattu brièvement l'Institut canadien (en 1849) qui avait le soutien des protestants francophones. Il faut dire que cette défense du papisme venait peu de temps après qu'il eut reçu un crucifix du pape (en 1847). Devenu protestant, Chiniquy a été lui-même victime de l'intolérance (menaces de mort, etc.). Je donne comme références "La conversion controversée de Charles Chiniquy" racontée par un historien protestant, Richard Lougheed (36) et "Chiniquy -- Prêtre catholique, ministre presbytérien" (38) de Marcel Trudel, un résumé bien illustré (avec photos récentes de l'ancienne demeure de Chiniquy à Ste-Louise, dans L'Islet, et d'une église protestante qui existe toujours à St-Damase-de-L'Islet).

En 1868, Mgr Bourget intervient et frappe d'excommunication tous les membres de l'Institut. À cette époque, Arthur Buies publiait et rédigeait seul La Lanterne, qu'il présente comme un "journal humoristique, hebdomadaire, l'ennemi instinctif des sottises, des ridicules, des vices, et des défauts des hommes." Dans le numéro du 12 novembre 1868, il déclare sans ambages que "l'éducation cléricale est le poison des peuples".

L'excommunication était d'ailleurs une arme à la fois spirituelle et politique, et probablement surtout politique. Rappelons ce petit fait que lors de l'invasion (ou tentative de libération selon le point de vue) américaine de 1775, cinq habitants de Saint-Michel de Bellechasse avaient refusés de se soumettre aux directives de l'Église. À leur mort, ils ont été enterrés dans un champ pour être inhumés de nouveau, près de cent ans plus tard (en 1880), dans un «cimetière des enfants morts sans baptême». Ceci est relaté par Gaston Deschênes (22) qui cite d'ailleurs le poème écrit par Louis Fréchette à ce sujet : Les excommuniés, dont voici un extrait :

"En vain l'on invoqua l'autorité romaine ;
En vain, sous les regards de ces naïfs croyants,
Le prêtre déroula les tableaux effrayants
Des châtiments que Dieu garde pour les superbes ;
En vain l'on épuisa les menaces acerbes ;
Menaces et sermons restèrent sans succès !
--Non ! disaient ces vaincus ; nous sommes des Français ;
Et nul n'a le pouvoir de nous vendre à l'enchère !
La foudre un jour sur eux descendit de la chaire :
L'Église, pour forcer ses enfants au devoir,
À regret avait dû frapper sans s'émouvoir.
Il n'en resta que cinq."

Cette décision d'inhumer ces excommuniés au cimetière de la fabrique est sans doute une conséquence de ce qui est connu comme l'affaire Guibord. Le 18 novembre 1869 mourait le typographe Joseph Guibord. Il était membre de l'Institut canadien, donc il n'avait pas droit à la sépulture ecclésiastique même si Mgr Bourget le chargeait d'imprimer ses lettres pastorales... La veuve de Guibord, Henriette Brown, engage des poursuites contre la fabrique de Montréal dans le but de "contraindre le curé de cette paroisse [paroisse Notre-Dame] d'accorder aux restes de son mari, la sépulture, conformément aux usages et à la loi". Le 6 mai 1870, le juge Mondelet oblige la fabrique à enterrer Guibord au cimetière catholique. La fabrique va en appel.

Finalement le Conseil privé de Londres rend son verdict le 21 novembre 1874, condamnant de nouveau la fabrique, de même qu'à payer les frais. Néanmoins il fallut attendre jusqu'au 16 novembre de l'année suivante pour que Guibord soit inhumé au cimetière de la Côte-des-Neiges. À cette occasion Guibord, qui avait presque passé inaperçu durant sa vie, a bénéficié ... d'une protection de 1 200 soldats. Dans son acharnement l'Église, via Mgr Bourget, déclare que la fosse perd sa bénédiction par cette profanation.

L'Institut canadien n'a pas survécu à ces excommunications... Il a eu entre autres pour président Louis-Joseph Papineau. Lors d'une conférence en 1867 en l'honneur du 23è anniversaire de l'Institut, Papineau qualifie "le droit de libre examen et libre discussion comme le meilleur et le plus légitime moyen de parvenir à la connaissance de la vérité".

En 1883 Arthur Buies évoque en ces termes l'Institut canadien:

"Cette société avait été fondée en 1844, à peine au sortir de l'insurrection de 1837-38, alors que l'Angleterre achevait d'acheter avec des honneurs le concours de certains Canadiens éminents. Quelques jeunes gens, nourris à l'école du passé, se cherchèrent au milieu des tristesses de la patrie. Ils apportaient un fonds commun de libéralisme et de dévouement à leurs idées ; ils se réunirent dans une étroite masure de la rue Saint-Jacques et constituèrent ce qui fut pendant vingt ans l'Institut Canadien, afin, comme ils le déclarèrent, dès leur première séance, 'de chercher la force qui naît du travail commun, de s'instruire et de s'habituer à la parole au moyen de la discussion'."

Victor Hugo avait aussi appuyé l'Institut [note de TP: il était un membre externe de l'Institut], comme en témoigne cette lettre adressée le 29 mai 1870 à son président par la belle-sœur du poète, Julie Chenay :

"M. Victor Hugo, vous avez raison de le penser et de le dire, est avec ceux qui sont avec le progrès. Vous et vos amis êtes certainement parmi les plus vaillants amis de la liberté et de la lumière."

***

L'affaire Guibord : "Joseph Guibord, victime expiatoire de l'évêque Bourget", de Adrien Thério, Montréal, xyz éditeur, coll. Documents, 2000, 270 p.)

Commentaire de Gilles Dorion, dans University of Toronto Quarterly :

L'étude à laquelle se livre l'infatigable Adrien Thério sur les démêlés qui ont opposé l'Institut canadien de Montréal et Mgr Ignace Bourget au XIXe siècle se veut le résultat d'abondantes et minutieuses recherches dans les archives religieuses et dans les périodiques de l'époque à propos du refus opposé à la sépulture de Joseph Guibord dans le cimetière catholique de Côte-des-Neiges. D'entrée de jeu, l'auteur ne laisse aucun doute sur les buts qu'il poursuit et sur l'interprétation qu'il entend donner aux faits qui se sont déroulés depuis décembre 1869 jusqu'à novembre 1875 : le titre, Joseph Guibord, victime expiatoire de l'évêque Bourget, en est la preuve la plus évidente. Il a bien l'intention de revoir tous les événements qui ont entouré l'affaire comme le souligne à son tour le sous-titre : "L'Institut canadien et l'affaire Guibord revisités" et donc de consulter et analyser en profondeur les documents tant épiscopaux que judiciaires la concernant.

Sous onze intitulés non désignés comme chapitres, aux développements inégaux variant de quatre à trente-six pages, encadrés d'une brève Présentation et d'une aussi brève Conclusion, l'auteur, qui se montre à la fois historien et critique, fait le procès de l'évêque de Montréal pour son attitude intransigeante et ses décisions sans appel. Après avoir effectué un survol rapide des différentes études qui ont traité du sujet, il estime qu'on n'a pas répondu à la question fondamentale, posée entre autres par Yvan Lamonde, justifiant l'interdit de sépulture dans le cimetière catholique : Guibord avait-il perdu "tous les droits" du catholique ?

Le chapitre "Libéralisme et ultramontanisme au xixe siècle" livre une synthèse habile et claire de la question qui oppose les deux clans : la suprématie prétendue de l'Église sur l'État, en somme la lutte qui met en cause et en conflit deux pouvoirs, l'un qui s'estime en droit et en légitimité de contrôler la pensée, l'autre qui en préconise la liberté absolue, sans contrainte d'aucune sorte. L'Institut canadien de Montréal fournit à l'autorité ecclésiastique, en l'occurrence Mgr Bourget, l'occasion d'exercer le pouvoir dont il se sent investi par Dieu. Devant le radicalisme de la pensée que manifestent plusieurs membres de l'Institut canadien, l'évêque prend le prétexte de l'Index pour sommer l'organisme de rentrer dans le rang et de se soumettre à l'autorité religieuse en expurgeant la bibliothèque des livres dangereux pour la foi et la morale qu'elle contient, sous peine d'excommunication ! Or Bourget refuse tout simplement d'indiquer au secrétaire de l'Institut canadien les livres à l'Index figurant dans l'Annuaire qu'on lui fournit, arguant que cela ne donnerait rien. Il demande, à toute fin utile, une reddition sans conditions, ce que refuse à son tour Louis-Antoine Dessaulles, le porte-parole de l'Institut, qui, comme l'évêque, qui publie lettres pastorales sur lettres pastorales, porte la cause devant la Congrégation de la Propagande de Rome. Cette portion de l'histoire est racontée en détail, faut-il le souligner, dans une langue claire, au ton souvent direct, sans fioritures, et parfois avec une certaine passion. À la suite de cet historique, Thério se pose deux questions de fond : "Y a-t-il eu excommunication, oui ou non ?" et "L'Institut canadien a-t-il été condamné par Rome ?", qui justifieraient d'une certaine façon le refus opposé à la sépulture de Guibord, considéré comme "un pécheur public" non repenti et exclu de l'Église catholique.

C'est autour de ces questions de fond que se déroulera le "plus retentissant procès qui eut lieu dans la province de Québec au xixe siècle" (quatrième de couverture) et qui a duré de 1870 à 1874.

Après le cours d'histoire, c'est à une véritable leçon de jurisprudence que l'auteur convoque le lecteur, qu'il épluche les débats et soupèse les arguments de plaidoiries adverses mettant principalement en cause la suprématie et l'indépendance de l'Église en tant que pouvoir spirituel à l'égard du pouvoir civil et tournant en définitive autour du refus de sépulture d'un catholique dans un cimetière catholique, le principe des libertés gallicanes ne s'appliquant vraisemblablement pas au Canada ("Le procès"). Le juge Mondelet se rend aux arguments de l'avocat Joseph Doutre et ordonne la sépulture requise par la veuve Guibord, décédée entre temps. Deux appels successifs auprès de la Cour de révision et celle du Banc de la Reine renverseront le jugement, que les avocats de l'Institut canadien porteront devant le Conseil privé de Londres, qui tranchera en leur faveur le 21 novembre 1874 (« Les jugements »).

Il faudra trois tentatives avant que ne soit exécutée la sentence, sous puissante escorte policière et militaire, le 16 novembre 1875, soit près d'un an plus tard. Mais Bourget, entêté et irréductible, refuse de bénir la portion nouvellement acquise du cimetière où la tombe de Joseph Guibord sera mise en terre sous une couche de ciment pour éviter les déprédations et exprime ce que Thério considère comme "une sorte de désobéissance civile" de la part de l'évêque, qui en prend pour son rhume -- j'emploie exprès le même ton que Thério -- sous l'intitulé "L'enterrement". L'auteur parle d'astuces, de haine, de ven-geance de la part de l'évêque, dont la conduite n'a rien d'édifiant et qui ne manifeste pas de charité chrétienne (p. 173-187, passim) en publiant encore trois lettres pastorales stigmatisant le jugement et vouant Guibord aux peines éternelles. Le jugement final de Thério est sans appel : "Un prélat qui anathématise et même maudit un fidèle, parce que ce dernier s'oppose à un ordre qu'en conscience il ne croit pas recevable, ne mérite certainement pas de monter sur les autels".

Écrite dans un style parfois familier et quelque peu désinvolte, l'étude d'Adrien Thério oscille entre le caractère scientifique et la vulgarisation. Caractère scientifique ? Certainement par la mise en situation détaillée des faits, appuyée sur des documents de première main, puis sur des articles de périodiques du temps, l'analyse fouillée des lettres pastorales et des plaidoiries, des questions du Bref de Mandamus et du principe (français) des libertés gallicanes, enfin des éclaircissements fondamentaux qu'il apporte concernant la condamnation de l'Annuaire de l'Institut canadien de Montréal. Vulgarisation ? Par la mise à disposition au plus grand nombre, dans un langage direct, des éléments de l'affaire. Il faut se demander, cependant, si le côté scientifique de l'étude n'est pas un peu brouillé par la position nettement subjective qu'adopte l'auteur et s'il ne succombe pas lui-même dans certains des défauts qu'il reproche à l'évêque. Si certains de ses devanciers ont mis en évidence le zèle pastoral du prélat, ne fallait-il pas le souligner davantage, même si son intransigeance allait parfois à l'encontre des directives de Rome et de l'attitude réservée de l'évêque de Québec à l'égard du libéralisme ?

Enfin, n'est-il pas étonnant de retrouver fréquemment des erreurs de date dans un ouvrage de cette nature ? De plus, pourquoi si souvent recourir à la conjonction "Et" en début de phrases ? S'il faut reconnaître la louable initiative de l'auteur, qui reproduit en appendice les quatre jugements, je regrette toutefois que les chercheurs éventuels ne puissent trouver à la fin un Index nominum. Ces réserves faites, il reste que cet ouvrage jette la lumière sur un épisode important de la chronique sociale, judiciaire et religieuse du xixe siècle.

***

Manifeste (circulaire) de 1871 (source : http://collections.ic.gc.ca/icma/en/documents/affaire_guibord.html )

Citation:

 
L'AFFAIRE GUIBORD.
 
        D'après les décisions rendues, dans l'affaire Guibord, par la Cour d'Appel, tant sur le merite que sur la récusation des juges catholiques, on est forcé d'arriver aux conclusions suivantes: 

        1o. L'omnipotence cléricale catholique exerce le terrorisme dans toutes les classes de notre communauté, sans en excepter l'ordre le plus élevé de la judicature. 
        2o. Comme conséquence, on nous a déclaré d'autorité, qu'il existe, au milieu de nous, une classe de personnes, qui ne sont pas les catholiques, mais leurs prélats et leurs prêtres, qui sont au-dessus de la loi et au-dessus du Souverain, représenté par nos cours. 
        3o. A moins d'en appeler à une autorité supérieure, il restera décrété et promulgué qu'au moyen de décrets ou d'une direction purement ecclésiastique, la population catholique sera exclue des associations littéraires et scientifiques et pourra être forcée de voter oui ou non, sur tout ce qui concerne nos institutions politiques, municipales, éducationnelles ou d'église et même sur des entreprises de chemins de fer, ainsi que vient de le prouver la pression cléricale exercée sur les contribuables du Comté de Champlain, à l'égard du Chemin de Fer de la Rive Nord. 
        4o. On nous a déclaré d'autorité qu'il y a ici des lois pour les Protestants, mais qu'il n'y en a pas pour les Catholiques; que les Evêques et les Ministres protestants sont justiciables de nos Cours, mais que les autorités catholiques peuvent jeter le défi à toutes les lois et commettre tous les abus, sans qu'il soit possible d'y remédier. 

        Dans toute tentative pour constituer les Cours d'une manière impartiale, les récusations seront rejetées avec dédain, au mépris de la loi et des parties plaignantes, sous prétexte que faire usage d'une disposition formelle de la loi est une insulte à la judicature. 

        L'allégeance commune des Catholiques et des Protestants à des Parlements et à des Corps Municipaux élus sous la haute main de cette théocratie suprème et à des tribunaux formés par cette influence sans controle, imprime une importance universelle aux décisions de la Cour d'Appel. La condition sociale, civile et politique, créée par ces décisions, est non seulement malsaine, mais très dangereuse et il est d'une absolue nécessité de constater si la loi telle que promulguée, dans la cause Guibord, est réellement la loi de ce pays. 

        Un appel au Conseil Privé est, sous les circonstances, une démarche couteuse, mais inévitable. 

        Une assemblée privée des personnes auxquelles cette circulaire est addressée aura lieu dans la chambre de Comité de l'institut des Artisans (Mechanic's Institute) Mercredi, le 15 Novembre courant à 8 heures, P. M., pour prendre en considération les faits qui précèdent. 

LE COMITÉ PROVISOIRE.
Montréal, 11  Novembre 1871.  


 
 
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MessagePosté le: Jeu 23 Mar - 14:42 (2006)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 23 Mar - 14:51 (2006)    Sujet du message: Québec: Mgr Bourget et l'Institut canadien Répondre en citant

Documents de l'Insitut Fraser, Colombie-Britannique, sur le site des Collections numérisées du Gouvernement du Canada ( http://collections.ic.gc.ca/ - http://collections.ic.gc.ca/icma/en/documents/annualdocs.html )

Citation:
Introduction à l'annuaire de l'Institut Canadien pour 1866

 [Du Pays du 20 décembre 1866.] 


        Comme nous l'avions prévu et prédit, la célébration du 22e anniversaire de l'Institut et l'inauguration de l'édifice qu'il a fait construire sur la rue Notre-Dame, ont été un succès éclatant.  Et même, avouons-le, il a dépassé nos espérances.  Depuis le mois de mai dernier, les montréalais ont pu admirer souvent ce bel édifice en pierres taillées, à trois étages, situé en face de l'ancienne demeure de la famille de Beaujeu.  Dominant par sa hauteur toutes les constructions environnantes, il attire en outre l'attention par les grandes lettres de bois doré placées au sommet de la façade, et formant l'inscription suivante: Institut-Canadien, fondé en 1844, et par d'autres lettres en pierre répétant le nom de l'édifice au dessus de la principale porte d'entrée. Cette porte est surmontée des armes de l'Institut executées sur verre colorié par l'habile M. Spence, de la rue Bleury. Ces armes se composent, on le sait, d'une ruche entourée d'abeilles, surmontant un castor et des feuilles d'érable, et des devises Altiùs Tendimus-- Travail et Concorde.
        Le rez-de-chaussée se compose de deux grands magasins. Au premier étage, se trouvent la Chambre des Nouvelles, longue de 46 pieds et large de 28, la Bibliothèque, longue aussi de 46 pieds et large de 26, puis 4 bureaux d'affaires faisant face à la rue NotreDame.
        Le deuxième étage n'a qu'un appartement, immense salle longue de 80 pieds, large de 57, haute de 28 au centre de la voûte et de 24 sur les côtés. Jamais salle n'a été mieux disposée pour les fins de l'acoustique. La voix, le son des instruments s'y propagent parfaitement, et il ne tient qu'à l'auditeur de ne perdre ni une note ni une syllabe. Cela a été démontré lundi soir. On ne saurait désirer de meilleure salle pour les concerts.
        Cette salle peut contenir 700 ou 800 personnes. Disposés comme ceux de la salle Nordheimer, les siéges bourrés, tres-commodes pour les assistants, leurs permettent de voir partout Sur l'estrade, en arrière de la tribune, se trouve le magnifique et gigantesque candelabre que l'on a dû voir souvent au Palais de Justice. Sur la muraille, au-dessus du candélabre, et éclairées par les 50 jets de gaz lancés par celui-ci, l'on voit les armes de l'Institut, peintes avec beaucoup de talent sur une toile longue de 19 pieds.- L'Apollon du Belvédère et la Vénus de Milo sont placés aux deux extrémités de l'estrade; la Nymphe de Fontainebleau et le Groupe de Laocoon reposent sur des piédestaux, sur les côtés de la salle. Ces cinq copies splendides de chefs-d'oeuvre soigneusement conservés aux musées impériaux, sont uniques sur ce continent. Elles ont été données à l'Institut par Napoléon III. 
        A l'étage supérieur il y a une grande salle de 50 pieds sur 35, et haute de 13 pieds. 
        La grande salle était lundi soir décorée avec goût et simplicité. Au-dessus de l'estrade, les pavillons français, anglais et américain; au-dessus de la tribune, un superbe drapeau; au centre, le lustre principal orné de draperies de couleur, artistement disposées par l'ingénieux décorateur M. Gauthier. 
        Dès 7 heures, les assistants commencèrent à arriver; le flot se grossit peu à peu, et à huit heures la salle était littéralement remplie. Nous y avons vu l'élite de notre société montréalaise. Le nombre des dames était très considérable, et le grand monde anglais y était représenté comme le grand monde Canadien. Parmi les invités nous avons remarqué Son Honneur le Maire, les Hons. A. A. Dorion, Holton et Laframboise, M. C. J. Brydges, M. J. J. Day, C. R., président de la Société St. Georges, M. Wm. Workrnan, président du Literary Club, M. J. C. Becket, 1er Vice-Président de la Société St-André, Peter Redpath, président de la Mercantile Library Association, M. T. Doucet, vice-consul français à Montréal, M. le Dr. Smallwood, MM. Dorion, Doutre, Lafrenaye, Laflamme, E. Roy, etc., etc. 
        Le corps de musique de la Rifle Brigade ouvrit la séance par Mirella, ouverture, de Gounod. Ce fut alors que l'on put juger de l'effet de la musique dans cette vaste salle Si bien disposée pour les besoins de l'acoustique. 
        M. J. B. Doutre fit son rapport annuel de secrétaire-archiviste, M. Lusignan celui de bibliothécaire, et M. G. Doutre ceux de secrétaire-correspondant et de secrétaire du musée. Bien que longs, ces rapports excitèrent l'intérêt de l'assistance, grace aux nombreuses statistiques et dates et aux faits importants qu'ils révélèrent. 
        Le corps de musique joua et chanta tour à tour la Violette, polonaise de Kucken, au grand plaisir de l'auditoire. 
        L'Hon. M. Dessaulles, Président de l'Institut-Canadien, montant à la tribune pour faire le discours d'inauguration, fut accueilli par d'enthousiastes applaudissements. Fréquemment, très-fréquemment même, il fut interrompu, dans le cours de son discours, par les bruyantes marques d'approbation de toute la salle.  Ce discours, remarquable à plus d'un titre, exposé correct et succinct de la situation de l'Institut, de ses luttes passées, plein de délicatesse et de modération, écrit dans un esprit très conciliant, fut parfaitement goûté et admiré de tout le monde. M. Des-saulles est trop rigoureux observateur des convenances pour n'avoir pas, en cette délicate occasion, respecté toutes les opinions, soit religieuses, soit politiques, et gardé tous les ménagements. Nous savons qu'il a produit le meilleur effet, ouvert bien des yeux, révélé bien des choses inconnues, et conquis l'adhésion de personnes heureuses enfin d'éclaircir leurs doutes et de se convaincre du droit, des bonnes intentions et des mérites de l'Institut. 
        Après que le corps de musique eut joué un morceau détaché du bel opéra de Faust, par Gounod, M. Dessaulles lut une lettre du consul français à Québec, M. Fréd. A. Gautier, remerciant l'Institut de l'avoir invité et exprimant son regret de ne pouvoir assister à la séance. 
        Depuis le commencement de la séance, bien des yeux s'étaient tournés vers les siéges réservés aux invités pour y découvrir un homme que personne ne voit et n'entend sans une certaine émotion, bien naturelle du reste, que chacun respecte infiniment, pour qui les vrais canadiens ont un culte, et que ceux même qui ne l'aiment point sont forcés d'admirer.  L'on avait espéré que l'Hon. L. J. Papineau assisterait à la séance; mais une indisposition l'en avait empéché. C'était pour lire une lettre d'excuses du grand patriote que M. Dessaulles remontait à la tribune. Sitôt qu'il prononça son nom magique, les plus  enthousiastes applaudissements éclatèrent, et l'êmotion générale, bruyamment manifestée, se maintint durant toute la lecture de cette lettre. 
        Nous saisissons avec plaisir l'occasion de mettre devant le peuple canadien cette lettre remarqable, dans laquelle s'affirment par dessus tout trois faits déjà connus: 1 le patriotisme hardi, constant et bien entendu du plus grand de nos hommes politiques; 2 l'intérêt tout exceptionnel qu'il porte à la jeunesse canadienne, à laquelle il donne les meilleurs conseils et indiqe les plus efficaces sauvegardes contre tout ce qui pourrait diminuer sa force, sa valeur, sa grandeur; 3 l'approbation et l'encouragement que l'illustre vieillard donne à l'Institut-Canadien.
        Quand ce long et important document fut lu, aux vifs applaudissements de l'auditoire le corps de musique joua et chanta 'The Queen of Harvest, valse, de Coste, et une fantaisie comique de Basquit.
        W. Workman, Ecr., fut présenté par M. Dessaulles à l'auditoire, auquel il s'adressa en anglais. 
        Il commença par témoigner du plaisir que lui causait l'invitation qu'on lui avait faite, et par feliciter l'Institut de ses rapides progrès. Il dit qu'il avait visité l'ancien édifice, et qu'il y avait trouvé tout complet, et cependant aujourd'hui il voyait le chemin que l'Institut avait parcouru en si peu de temps.  Il fit l'éloge des institutions littéraires et scientifiques, qui, par leur nature même, sont infiniment au-dessus des préjugès de race, des dissidences religieuses et des hostilités politiques, et favorisent partout le progrès. Montréal s'est beaucoup développé au point de vue matériel; quelle est la cause de ce rapide progrès, si ce n'est l'étude et la diffusion des lumières? Il finit par exhorter les membres de l'Institut à cultiver leur intelligence par l'étude, et à ne pas laisser leurs facultés se rouiller dans l'oisiveté. « Vous avez fait beaucuup de bien à votre pays, dit-il, et celui-ci vous en est reconnaissant. Ne vous écartez pas du but de votre institution; mettez-vous au dessus des considérations politiques, religieuses et de race, étudiez, et vous ferez votre bonheur et celui de votre pays. » 
        Ce discours fut bien écouté et vivement applaudi. Le quadrille Queen's Canadian, de Prince, fut ensuite joué, et M. Dessaulles présenta aux assistants M. J. J. Day, qui fit en anglais des remarques parfaitement appropriées. Il se plut à mettre en lumière le caractère essentiellement libéral de l'Institut, et ses incessants efforts pour unir toutes les races et toutes les croyances. C'est ainsi que devraient toujours agir les institutions de ce genre. L'Institut qui nous réunit ce soir n'est pas un Institut-Canadien Français, ni un Institut-Canadien-Anglais, c'est un Institut-Canadien tout simplement. Il vise à unir les divers éléments de la population, et surtout à répandre les lumiéres et développer l'intelligence: il y parviendra certainement." 
        Ces remarques furent fort bien goûtées et applaudies. 
        The Stolen Kisses, galop, de Savage, fut tour-à-tour joué et chanté avec entrain. 
        Puis Son Honneur le Maire remercia l'Institut de l'invitation qu'il lui avait faite et de la belle fête qu'il avait donnée au public. Il parla des immenses, ressources que Montréal offre aux personnes désireuses de s'instruire, et fit ressortir les services que le clergé rend à la cause de l'instruction, de l'instruction populaire et gratuite surtout. (Applaudissements.) Il exprima son regret de l'absence de M. Papineau (applaudissements) et son espoir que, dans une autre occasion de ce genre, l'Institut et les invités ne seraient point privés de la présence de cet illustre patriote. (Applaudissements.) 
        M. Starnes a frappé juste en rendant hommage à M. L. J. Papineau: les applaudissements frénétiques de l'assemblée ont dû le lui prouver. 
        La séance littéraire et musicale était finie. 
        Environ 300 invités et souscripteurs descendirent dans la Chambre des Nouvelles où se dressaient trois tables surchargées de mets succulents, préparés par M. Alexander, et dans la Bibliothèque où étaient étalés les dons précieux du prince Napoléon. Ces deux salles étaient remplies. L'on goûtait la collation, l'on circulait en causant gaiement, on admirait tour à tour les livres et les gravures donnés par le prince, les divers départements de la bibliothèque, et la galerie de tableanx, dans laquelle figurent avec avantage les excellents portraits à l'huile de MM. J. B. Eric Dorion et L. A. Dessaulles, dus au pinceau si sûr de M. A. Boisseau, et le portrait de Galilée, don de M. N. Bourassa. Pendant ce temps-là, le corps de musique remplissait les salles des plus douces symphonies de son répertoire. 
        Il était près d'une heure quand les invités se dispersèrent, en emportant les plus agréables souvenirs de cette soirée si variée, si intéressante, trop courte selon tout le monde. 
        L'Institut-Canadien peut se flatter d'avoir bien réussi. Il sait aujourd'hui. qu'il n'est pas isolé et qu'il compte de chaudes et puissantes sympathies parmi toutes les classes de la population, surtout parmi les classes éclairées.  Le temps est passé où on le condamnait sans l'entendre; sa cause rallie aujourd'hui de bien généreuses adhésions: ce n'est que justice. 
        Espérons que chaque année il renouvellera sa splendide fête de lundi: tout le monde y gagnera. 


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OFFICIERS DE L'INSTITUT-CANADIEN

De Mai à Novembre 1866

Président: -- J. Emery-Coderre.
1er Vice-Président: -- Wilfrid Laurier.
2e Vice-Président: -- C. Alphonse Geoffrion.
Secrétaire-Archiviste: -- Alphonse Lusgnan.
Assistant-Secrétaire-Archiviste: -- Zotique Labrecque.
Secrétaire-Correspondant:  --  Gonzalve Doutre.
Trésorier: -- Peter Henry.
Bibliothécaire: -- Nephtali Durand.
Assistant-Bibliothécaire: -- Godefroi Papineau.

De Novembre 1866 à Mai 1867.

Président: -- Hon. L. A. Dessaulles.
1er Vice-Président: -- Charles Pratt.
2e Vice-Président: -- C. Alphonse Geoffrion.
Secrétaire-Archiviste: -- J. Bte. Doutre.
Assistant-Secrétaire-Archiviste: --  Alfred Bicault
Secrétaire-Correspondant: -- Gonzalve Doutre.
Trésorier: -- Henry Lacroix.
Bibliothécaire: -- Alphonse Lusignan.
Assistant-Bibliothécaire: -- Godefroi Papineau.



Passe d'admission de l'Institut canadien de Montréal (notez bien la devise :



Constitution de l'Institut canadien (source : http://collections.ic.gc.ca/icma/en/documents/miscdocs.html) :

Citation:
CONSTITUTION DE L'INSTITUT CANADIEN.


        Article 1er. -- La société fondée par cette constitution comme Institut Canadien. 
        Article 2ème. -- L'Institut Canadien est fondé dans un but d'union, d'instruction mutuelle et de progrès général.  A ces fins, les membres de cette société se réunissent une fois chaque semaine, et ont à leur disposition une bibliothèque et une chambre de lecture. 
        Article 3ème. -- L'Institut Canadien se compose d'un nombre indéterminé de membres, divisés en membres actifs et en membres correspondants. 
        Article 4ème. -- Peut-être membre actif toute personne admise sur motion régulière, dont avis aura été donné huit jours d'avance. 
        Article 5ème. -- Peut être membre correspondant, toute personne demeurant hors de la cité de Montréal, désirant favoriser l'Institut de communication littéraires ou scientifiques. 
        Article 6ème. -- Toute personne étrangère à l'Institut peut s'abonner à la chambre de nouvelles et à la bibliothèque, en se conformant aux réglements. 
        Article 7ème. -- Tout membre actif qui se conforme aux réglements est éligible aux charges, a accès à la bibliothèque, à la chambre de lecture, à la salle de discussion, a voix délibérative et droit de vote sur toutes les questions. 
        Article 8ème. -- Les membres actifs paient une contribution annuelle, fixée par les réglements. 
        Article 9ème. -- Les officiers de l'Institut sont: un président; un premier et un second vice-présidents; un secrétaire et assitant-secrétaire-archiviste; un secrétaire correspondant; un trésorier; un bibliothécaire et un assistant-bibliothécaire. 
        Article 10ème. -- Tous les officiers de l'Institut sont élus à la majorité des membres actifs présents, au scrutin secret, tous les six mois, savoir, à la première séance des mois de mai et de novembre, et ne peuvent être réélus au même emploi plus de deux semestres consécutifs, à l'exception du secrétaire-archiviste, du secétaire-correspondant, du trésorier et du bibliothécaire, qui peuvent être continués en charge aussi longtemps que l'institut le jugera à propos. 
        Article 11ème. -- Le président préside à toutes les assemblées de l'Institut et du comité de régie; il y maintient l'ordre, décide toute question d'ordre et ne peut voter que dans les cas d'une égale division de voix. 
        Article 12ème. -- En l'absence du président, du premier et du second vice-présidents, l'Institut nomme un président protempre. 
        Article 13ème. -- Le secrétaire-archiviste est le dépositaire des archives de l'Institut; il tient une liste de tous les membres, ainsi qu'un journal des procédés de chaque séance, et il est de droit le secrétaire du comité de régie. 
        Article 14ème. -- L'assistant secrétaire-archiviste remplace le secrétaire-archiviste en cas d'absence, et l'aide à remplir ses fonctions. 
        Article 15ème. -- Le secrétaire-correspondant est chargé, sous la direction du comité de régie, de la correspondance de l'Institut, et en son absence le secrétare-archiviste remplit ses fonctions. 
        Article 16ème. -- Le trésorier veille à la perception des contributions, est le dépositaire des fonds de l'Institut, ne débourse aucune somme d'argent sans l'ordre du comité de régie, doit tenir une liste de tous les membres actifs de l'Institut, doit présenter tous les mois au comité de régie un état des recettes et dépenses, et de plus doit faire à la fin de chaque semestre un rapport de son administration, lors des élections semestrielles de l'Institut. 
        Article 17ème. -- Le bibliothécaire veille à la bibliothèque et à la chambre de lecture, de l'état desquelles il doit rendre compte, tous les mois, au comité de régie; il doit aussi accuser réception de tout don de livres et de pamphlets fait à l'Institut, en tenir un cataloguerégulier avec les noms des donateurs, ainsi que de tous autres livres appartenant à l'Institut, et présenter tous les semestres un rapport de son administration. 
        Article 18ème. -- L'assistant-bibliothécaire remplace le bibliothécaire au besoin, et l'aide à remplir ses fonctions. 
        Article 19ème. -- Le comité de régie gère toutes les affaires de l'Institut, reçoit et examine tous les rapports des officiers, dirige la correspondance de l'Institut, par l'entremise du secrétaire-correspondant, doit siéger tous les quinze jours, tenir un journal de ses procédés et en faire chaque mois un rapport à l'Institut. 
        Article 20ème. -- On peut en appeler à l'Institut de toute décision du président. 
        Article 21ème. -- Tous les procédés de l'Institut se font en français.  Toute motion et tout rapport se font par écrit. 
        Article 22ème. -- La fête patronale de l'Institut Canadien est la St.-Jean-Baptiste. 
        Article 23ème. -- L'Institut ne peut se dissoudre que du consentement des neuf-dixièmes de tous ses membres actifs. 
        Article 24ème. -- Toute motion pour amender, suspendre ou annuler quelqu'un des articles de cette constitution sera lue à la première séance du mois d'octobre, et affichée dans les salles de l'Institut jusqu'à la seconde séance du mois suivant, où elle ne pourra être adoptée que par trois-quarts des membres présents, dont le nombre ne sera pas moins de cinquante.




 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:57 (2018)    Sujet du message: Québec: Mgr Bourget et l'Institut canadien

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