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John Clerk, Baron de Penicuik (1676-1755)

 
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MessagePosté le: Ven 6 Avr - 08:21 (2007)    Sujet du message: John Clerk, Baron de Penicuik (1676-1755) Répondre en citant

NOTE :

Bon, je ne vous le cacherai pas (plusieurs ici le savent déjà !) : ce John Clerk, Baron dePenicuik, est mon ancêtre. Ce n'est pas pour me vanter (bien que j'en suis fière !) mais cet homme, Franc-maçon de la prermière heur (initié en 1710) est mon arr-arr-arr-arr-arr-(.......)-grand-papa du côté de ma mère.

Il y a dix ans environ, avec l'aide de ma famille, j'ai repris contact avec mes cousins de Penicuik (dans le Midlothian, Écosse) car le fameux baron me fascinait. Ceux-ci, particulièrement Lady Isabella Clerk, doyenne de Penicuik, ont eu la gentillesse de me fournir des informations, disons, "privilégiées" et de me mettre en contact avec des proches de la famille qui avaient étudié le sujet - entre autres, James Simpson, architecte d'Edinbourg et ami de confiance de la famille, qui a fait sa thèse de Maîtrise en architecture sur l'œuvre du baron et qui siège sur le "Trust" de Penicuik House ; et l'historien Iain Brown, autre ami de la famille et auteur de nombreux ouvrages, qui m'a envoyé une rare copie (édition épuisée) de son livre "The Hobby-Horsical Antiquary: a Scottish Character" (1980). J'ai également échangé régulièrement au fil des ans avec Niven Sinclair, de la famille de Roslin (voisins des Clerk), qui m'a beaucoup aidée en me faisant parvenir des photocopies d'archives privées, de vieux journaux, anciennes photos, etc. La grande majorité de ces documents n'étaient pas disponibles nulle part dans le domaine public, et certains ne l'ont jamais été - comme les informations (et vieilles photos), gardées privées par la famille, concernant les deux druides "piliers" de l'ancien domaine des Clerk, ainsi que la fascinante thèse de Maitrise de James Simpson (jamais publiée) qui m'en a envoyé une photocopie.

Comme plusieurs le savent, j'avais partagé avec Régis Blanchet (décédé en décembre 2005) le fruit de mes recherches, incluant mes documents de famille (lettres, mémoires, anciennes cartes du domaine de Penicuik au XVIIe s., etc.) et ce, sur un autre forum privé que nous avions créé ensemble en 2003. Après une rupture de "neurones", pour ainsi dire, ce forum est disparu. Peu après, Régis a utilisé mon matériel, allant jusqu'à reprendre mot pour mot mes propres écrits, et le publia dans son style sur un autre forum, laissant croire à tous qu'il avait lui-même fait tout ce travail. Or, Régis n'avait jamais lu - ni même vu - aucun des ouvrages qu'il a cités en référence dans son texte, ce qui l'a amené à extrapoler et à faire des erreurs significatives.

Aujourd'hui, je me réapproprie mon travail et je n'ai aucune gêne à le faire. Croyant juste, essentiel et utile pour la recheche maçonnique de partager toutes les informations disponibles à ce jour sur mon aïeul John Clerk, je reproduis donc ci-dessous un texte qui, au premier abord, ressemble au texte de Régis ; en fait, j'ai repris MES textes et documents, pour y apporter d'importantes nuances et corriger des erreurs faites par ignorance par mon prédécesseur.

Bonne lecture !


***

Sir John Clerk Baron de Penicuik (1676-1755)
Architecte, avocat, antiquarian, botaniste, collectionneur, écrivain, compositeur, historien, druide et Franc-maçon

Profil biographique

Né à Penicuik en 1676, John Clerk, fit des études à Glascow et Edinburgh, puis à l’Université de Leyden dès l’âge de 18 ans (1694 à 1696), sous Philip Reinhard Vitriaris Jacob Perizonius et Jacob Grovonius. (Source : "History of the Union of Scotland and England", de Sir John Clerk, Edinburgh; éd. 1993, Scottish History Society, Pillans & Wilson Ltd., Edinburgh). Par la suite, John Clerk passa plusieurs mois entre l’Allemagne et Vienne où il rencontra l’empereur d’Autriche. De 1697 à 1699, contre le gré de son propre père, Clerk vécut à Rome où il étudia la musique avec Corelli et la peinture sous Maratta. Durant cette période de 18 mois, Clerk tomba malade et sous la bienveillance de son cousin, un évêque établi à Rome, Clerk se rapprocha de l'Église catholique sans toutefois s’y convertir. Il est probable que ce soit durant ce séjour que John Clerk devint membre des "Scottish Knights", un groupe chevaleresque basé à Rome, dont on ne sait à peu près rien aujourd'hui. Par la suite, John alla étudier l’horticulture à Paris. De retour à Penicuik, il entreprit de planter près de 500 000 arbres sur son domaine de 1 000 acres, à Penicuik. (À la même époque, John avait aussi entrepris l'exploitation de plusieurs mines de charbon sur ses propriétés, particulièrement à Loanhead).

John Clerk, comme son père avant lui, était un bon ami des Sinclair de Roslin, leurs voisins immédiats dans les Pentlands. Il était également un proche ami des frères Roger et Samuel Gale, de William Stukeley, du pasteur James Anderson dont il fut le principal "parrain" (patron) de 1720 environ jusqu'en 1730 (donc durant la période de rédaction des "Constitutions"), du poète Allan Ramsay qu'il a longtemps patronné, et de l’architecte William Adam (1689-1748), père de l’architecte et franc-maçon Robert Adam (c'est William qui supervisa la construction du domaine des Clerk à Mavisbank dont les plans furent dessinés par le baron).

En 1710, John Clerk fut initié en tant que Franc-maçon à la loge de St. Mary's Chapel no 1 (fondée en 1491), alors semi-opérative, à Edimbourg. Peu après, il fut élu "Dean of the Guild" ("doyen de la guilde") de cette ancienne loge. Étant architecte, intellectuel et employeur de nombreux maçons opératifs sur ses domaines, Clerk était, pour ainsi dire, parfaitement représentatif de la période de transition des loges semi-opératives/semi-spéculatives.

En plus d'avoir été le tout premier Écossais jamais accepté dans la Royal Society de Londres, John Clerk fut membre de nombreux "clubs" et sociétés : la Spalding Society, les "Scottish Knights" (à Rome), les "Equites Romani" ou "Romans Knights" (se donnant pour nom "Agricola"), la Philosophical Society d'Edinburgh, le Druid Order fondé par Stukeley en 1717, l'Agricultural Society et d'autres.

Avocat et juge, il fut nommé "Baron of the Court of the Exchequer" après avoir accompli son rôle de commissaire assigné à la négociation du traité d’Union de l’Angleterre et de l’Écosse, qui prit effet en 1707.

Selon David Stevenson ("Les origines de la Franc-Maçonnerie”, éditions Télètes, Paris, 1993, p. 274), il se peut que Clerk soit entré en contact avec des maçons opératifs pour acheter l'une de leurs propriétés. Mais l'inverse est plus probable : en effet, il semble que John Clerk a voulu les aider à s'établir à Penicuik, ce qu'il fit en 1748 en donnant à un certain John Clerk, maçon opératif de Penicuik qui représentait sans doute une loge, des terres situées sur son domaine comprenant une habitation, pour s'y "loger", avec tous les droits de propriété pour les 500 prochaines années. C'est à cet endroit précis qu'en 1864 fut fondée la Loge St. Kentigern Penicuik & West Linton No. 429 par des membres de deux autres loges : Journeyman Masons no 8, et Roslin St.Clair no 349 (voir le site de la Provincial Grand Loge of Midlothian, http://www.pglm.co.uk). Étant donné que la loge Journeyman Masons no 8 était entièrement opérative à l'époque de John Clerk - elle est née d'une scission au sein de St. Mary's Chapel en 1707 ou 1708 - il est très probable que Clerk ait voulu accommoder ces Franc-maçons opératifs en leur donnant finalement un lieu à Penicuik pour y établir une loge.

La famille Clerk:

De père en fils chez les Clerk de Penicuik, l'héritier de la baronnie était étaient habituellement (et est encore) baptisé "John". Ainsi, John, l’arrière-arrière-grand-père du baron, possédait les terres de Kilhuntley, à Badenoch (Aberdeenshire). Lorsque Marie Stuart prit la fuite en Angeterre en 1568, ce John qui lui était loyal fut forcé de s’établir à Montrose (Angus). Son fils William (décédé en 1620) devint marchand à Montrose, tout comme son propre fils, John, qui devint un riche marchand d’objets d’art en France où il vécut de 1634 à 1646. À son retour en Écosse, le riche marchand racheta la baronnie de ses ancêtres à Penicuik. Il épousa Mary Gray, dont la dot comprenait le collier que Marie Stuart portait le jour de son exécution. Décédé en 1674, son fils aîné, John, prit la relève ; ce dernier, qui devint Baron de Nouvelle-Écosse en 1676 en échange d'une contribution à la Couronne (pour les colonies); il œuvra au Parlement d’Écosse et acheta les la baronnie de Lasswade. Il épousa Elizabeth Henderson (ou Anderson), fille d’Henry, Esq., d’Elvington et de ce mariage est né John Clerk, notre personnage qui hérita des baronnies de son père en 1722.

Durant le XVIIe siècle, certains Clerk/Clark se sont établis dans les pays scandinaves, particulièrement la Suède (par exemple, Richard Clark, de Montrose, vice-amiral de la Suède en 1623). Plus tard, aux XVIIe et XIX sièecle, d'autres membres de la famille Clerk se sont établis en Amérique, dont mon arr-(....) grand-père George, à la fin du XIXe siècle, qui est retourné au catholicisme de ses ancêtres pré-Réforme...

Les origines

Le nom Clerk (qui se prononce "Clark") est dérivé soit du nom ‘Chleric’ (clerc ou prêtre), soit du nom "Clair". Niven Sinclair a d'ailleurs émis l'hypothèse que les deux ancêtres des familles Clerk et St. Clair, arrivés ensemble en Écosse au XIIIe siècle, étaient peut-être parents.

En Écosse, les Chleric étaient l’une des 17 tribus du Clan Chattan, originaire des Highlands. Il existe deux versions relativement aux origines lointaines des Clerk : ils descenderaient soit de Gillemichael vic Chleric, l’aide personnel de Malcolm, 10e Chef des Mackintosh (XVe siècle), soit d’un prédécesseur du XIIe siècle, Gillichattan Mor, le "great servant" de Saint Catan (Chattan), de l’ancienne église culdéenne de l’Île de Bute, dans l'Agryll (Écosse).

D'autre part, on croit que Randolph de Clerk (ou de Clercq) aurait quitté la Normandie entre 1280 et 1291 avec William ST. Clair, de Saint-Clair sur-Epte, pour retourner en Écosse où Henry St. Clair, l'ancêtre de William, s’était déjà établi depuis 1162 dans le Lothian. En 1280, William Sinclair, gardien de l’héritier d’Alexander III, aurait reçu la baronnie de Roslin qui, peu après, fut saisie par les Anglais (ce qui allait se produire plusieurs autres fois au fil des siècles suivants).

Selon une autre version, plus probale à notre avis, William Sinclair et Randolph de Clerk auraient combattu ensemble aux côtés de Robert de Bruce à la Bataille de Roslin, en 1303. Pour les remercier de leur loyauté, Bruce aurait (re)donné les terres de Roslin à Sinclair, et donné à Clerk le domaine adjacent de Penicuik, lequel était alors un territoire de chasse appartenant au roi. On sait que le premier Clerk vivant à Penicuik (vers 1349) était Alanus de Clerk / Clercq, possiblement le fils de Randolph.

La devise des Clerk : "Free for a blast" (anciennement "Free for three blasts")

Selon la lélegnde, au moment de donner les terres de Penicuik à Randolph de Clerk (Clercq), le roi aurait posé une condition : chaque fois que Clerk entendrait le cor de chasse royal, joué par un soldat se tenant debout sur la "buck stane" de Penicuik. On croit que ce terme vient de "standing stone", désignant soit un menhir, soit une pierre sur laquelle on se "tenait debout"). Il s'agissait d'une borne marquant le territoire de chasse, où étaient relâchés les chiens du roi. L'ouvertue de la chasse se faisait par un ou trois sons de cor et, dès lors, le roi pouvait chasser librement dans tout le Borough Muir et les Pentlands. D’où la devise de la famille "Free for a blast" (ou "Free for three blasts", la versionutilisée par les Clerk/Clark de Kilhuntley). Cette devise est également celle des familles Clark, Pennycock/Pennycoock/Pennycuick et Rattray qui ont possédé le domaine de Penicuik à diverses époques ultérieures. Cependant, étant donnée que l’arrière-arrière-grand-père du baron venait de Kilhuntley, il est hautement probable que la devise originale des Clerk était "Free for three blasts". La variation a pu apparaître beaucoup plus tard, pour distinguer la branche anoblie de Penicuik de celle de Kilhuntley.

Selon une autre version de la légende, la même devise serait beaucoup plus récente : À l’époque où les Clark/Clerk possédaient Inverchapel au pied du Loch Eck (à Kilmun, dans l’Argyll), le Roi James d’Écosse (début XVIe siècle) serait venu chasser le chevreuil dans la forêt de Coir-an-Tee et y aurait perdu quelques chiens. Clerk les aurait rappelés à l’aide de son puissant cor de chasse. Pour le remercier, le roi lui aurait dit : "À partir d’aujourd’hui, vous êtes affranchi de tout impôt", d’où la notion de "liberté" associé au son du cor dans la devise associée.

Cela étant dit, il faut savoir qu'en anglais, le mot "blast" signifie "coup" et que la devise ne fit aucun lien avec un cor. C'est l'image d'un chasseur d'apparence moderne, dans l'emblême de la famille Clerk, qui suggère un tel lien. Or, la devise originale n'était associée à aucune image de chasseur avec un cor. Il est donc bien possible que le sens loriginal soit Libre par un (ou trois) coup(s). Quelle sorte de coups ? L'explication réside peut-être dans l'ancienne croyance que les "deux piliers" de famille Clerk étaient des druides (d'où, peut-être, l'origine du nom "cleric", prêtre).

Le blason actuel de la famille Clerk est de facture relativement récente et date probablement de la fin du XVIIIe s. Il comporte, sur l'écu même, une tête de sanglier surmontée d'un quadrillé à trois rangées de 9 carrés chacune (9 X 3) ; l'écu est entouré à droite d'un druide, tenat une branche de gui ; et à gauche, d'un archer à demi nu ; les deux sont surmontés d’un chasseur en habit moderne (XVIIIe s.) tenant un cor, avec le slogan "Free for a blast".

John Clerk, restaurateur de Roslyn Chapel (1736-1739) :

En 1446, William St. Clair (Sinclair), Baron de Roslin, Earl d’Orkney et de Caithness et aussi chevalier de l’Ordre de Santiago et de la Toison d’Or, entreprit sur son domaine la construction de la fameuse chapelle, originalement appelé "Collegiate Church of St. Matthew" - un véritable temple de Salomon. Or, la chapelle de style gothique et richement décorée fut désacralisée en 1592 (autels détruits), ce qui y interdisait la pratique du culte, et laissée à l'abandon jusqu'au XIXe siècle. Cependant, elle fut gravement endommagée à deux reprise : d’abord en 1650 (sous Cromwell) par le General Monck et ses hommes qui l’avaientt utilisée comme écurie ; et encore une fois en 1688, lorsqu’elle fut saccagée et brûlée par des protestants.

C’est John Clerk qui, en 1736, l’année de fondation de la Grande Loge d’Écosse, proposa, à titre d’architecte, la restauration de la chapelle à son voisin William Sinclair, 21e baron de Roslin, le tout premier « Grand Master Mason of Scotland », élu le novembre 1736. D’après une lettre de l’antiquarian Roger Gale, publiée dans les "Memoirs" de Clerk, les travaux de restauration ont duré au moins trois années.

Les druides des Clerk

Entre 1740 et 1748, Clerk, qui était membre du Druid Order depuis 1717, a aménagé une grotte secrtète dans une vallée appelée "Hurley’s Cove", sur son domaine de Penicuik ; cette vallée est située derrière une colline nommée "Cler(e)mont". Pour accéder à cette grotte secrète, Clerk a construit un tunnel souterrain d'environ 50 mètres de long dont le point d’accès, de l’autre côté d’un étang articifiel nommé « Middle Pond », était également gardé secret. Le tunnel mène à la grotte, composée d’une chambre circulaire avec petite fenteau plafond, quatre chaises, deux bougeoirs et une plaque où est gravé : "Tenebrosa Ocultaque Cave" ("Méfiez-vous des choses obscures et cachées"). À 11 heures un certain jour de novembre, la lumière du soleil pénétrait par le fente. Dans ses écrits, Clerk écrit que la conception de son univers paysager "reposait sur le principle que tout doit être dicté par la nature et manifesté par l'Art", et que son domaine devait comprendre "des endroits secrets pour les dieux et les déesses". Clerk avait aussi construit une propriété à Mavisbank, non loin d’Edingburgh, qui plaisait bien à ses copains William Stukely et Roger Dale. Dans une lettre datée de 1739, Dale écrit à Stukely : "Derrière la villa, au sommet d'une petite colline plutôt abrupte, il y avait une sorte de tranchée, qui était probablement un ancien temple druide. [Clerk] l'a entouré [d'une clôture] et construit un escalier en spirale bordé d'arbustes." (Source : "The Clerks of Penicuik and the patronage of architecture - appendix 1", James Simpson, thèse de maîtrise en architecture, Edingurgh, 1976).

Les druides sont décrits par les Clerk eux-mêmes comme étant "les supporteurs de la famille Clerk" ("the family supporters), au sens de "piliers" ou "fondations". Penicuik House, qui fut construite entre 1761 et 1769 par James Clerk, fils du baron, l’entrée principale est ‘gardée’ par deux imposantes statues de druide. Ces statues furent scupltées par un certain William Jeans en 1776.

La déesse Brigantiae (Brigid) :

Dans "The Annals of Penicuik: Being a History of the Parish and the Village", John J. Wilson, 1891, page 155), une note en base de page dit ceci : "Dr Richard Pococke, évêque de Meath, parle de sa visite chez John Clerk en 1747 dans une lettre adressée à sa sœur et datée du 20 septembre 1760 : '[Clerk] possède cette ancienne et précieuse statue de la déesse Brigantiae de 4 pi de hauteur [un peu plus d'un mètre], qui porte une sorte de toge, une 'couronne murale', une tête en relief sur son sein, et elle tient une lance dans la main droite et un globe dans la main gauche." Il s’agit de Sainte Brigit ou Brigid, la déesse celtque des forgerons et la "gardienne du feu perpétuel".

John Clerk, historien :

Dans son "History of the Union" (1746, rév. 1750, Scottish History Society, éd. 1993, p. 25), Clerk dit avoir eu le besoin d'écrire ses "Memoirs" et sa version de l'histoire de l'Écosse vers 1710-1711. Il débuta son immense projet en 1725, mais prit soin de les rédiger en latin pour se "retirer du regard public." L'éditeur dit (pages 25-26) que : "His private sensitivities contributed to the fact that he brooded over his project in secret for the rest of his life, preferring finally to present himself 'before the great judicature of posterity through the medium of selective memoirs and an undeniably complacent 'Testamentary Memorial'. Such secretiveness deprived him of the criticism and support that might have encourage him to publish, and resulted in his work being largely unread until now. Also a retreat from the public arena was the move into Latin. This was a calamitous error of judgement."

Au même moment, en 1725, Clerk écrit un pamphlet personnel destiné à ses fils ("Advices to my sons") dans lequel il dit que l'historien doit être "poli"; il doit respecter l'authenticité et la "preuve" des manuscrits, tels les chartes, mais qu'iil n'a pas besoin de les voir, de les étudier ou de les vérifier lui-même. L'historien "poli" doit donner ses sources sans en faire un spectacle d'érudition. Il ne doit pas se de préoccupper des "infimes détails". (Source : "History of the Union", Introduction, pages 27 : "Addressing 'Advices to my Sons' in 1725, he made the humanists' point that learning was worthless unless combined with the active life. But for himself, it mattered more that the scholar should be seen to be a gentleman. He makes several assumptions of the polite historian [who] must value the evidence of manuscripts such as charters, but need not examine them himself. He must acknowledge his sources but lightly, without a vulgar parade of authorities.")

En 1745, alors que l'armée du "Prétendant" (au trône) approche Edinburgh, Clerk prend peur et détruit tous ses manuscrits, sauf une copie des six volumes de son "History" qu'il cache dans un mine de charbon. Il les récupéra en 1746, noircis par l'eau sale de la mine. Aujourd'hui, il ne reste qu'une copie originale des volumes 1 et 2, deux des vol. 3 et 6, et une seule copie tachée de charbon des vol. 4 et 5.

Dans le volume 3 de son "History", Clerk écrit qu’il n’est pas nécessaire de se rappeler constamment le jour, le mois, l'année, le lieu précis où s'est passé une chose, ni les gens qui ont posé un geste historique. ("As for trifles which little folks value themselves on such as telling minutely each day, month and year when things were done or whose father's brother's cousin's sister's grand-mother's son or daughter such a one was, or whether certain actions were done in this or that house or field I heartily renounce them and recommend them to others.")

En 1744, Clerk écrit "A Testamentary Memorial concerning the Union of the two Kingdoms of Scotland and England in 1707 with a short account of the share I had in the settlement of the present Government of Great Britain ". Il débute en précisant qu'il destine son texte à ses "frères, fils et amis" et garde l'original sous clé dans un coffret de chêne dans le "Charter Room" (salle des chartes) à Penicuik. Il n'en fera que 50 copies, toutes gardées dans le domaine privé.

Poème maçonnique de John Clerk (1727) :

"Some Architects affect to show their skill
By several Orders with Entablatures
Above each other gradualy pil'd.
Shun this means Practice...
For as in Learning so in Masonry
There's often seen a fulsome pedentry".

John Clerk, le compositeur :

John Clerk a composé plusieurs cantates et symphonies. Plusieurs sont disponibles aujourd'hui sur un album intitulé "The Lion of Scotland", de Concerto Caledonia, sur étiquette Hyperion (# CDA67007). L'album contient un feuillet qui explique les textes. Or, quand on lit les commentaires sur ses œuvres. Clerkl a écrit sa "Cantata Odo di mesto intorno" en l'honneur du mariage du Duc de Bedford, dont certains jugent les textes explicites. Clerk a aussi composé un hymne à Cupidon intitulé "Dic mihi saeve puer" (extrait disponible en ligne sur : www.concal.org/clerk.htm ). Il se serait inspiré des jeunes filles qui lui faisaient de l'œil, surtout durant ss période de libertinage à Rome, mais Clerk disait vouloir rester "pur" jusqu’à son mariage. La pièce "Eheu! quam diris hominis" est une une prière de Clerk, composée lorsqu’il tomba malade (variole), suppliant Dieu de le sauver. La pièce "Miserere mei Deus" est inspirée du Psaume 51 où David demande pardon pour son adultère avec la Reine Sheba et le meurtre de son époux Uriah. La cantate "Leo Scotiae Irritatus" relate l'irritation du "lion" (Écosse) suite à l'échec du projet de colonie écossaise à Panama. Enfin, la "sonata for violin" a été composée selon les "idéaux platoniques" de la musique (mesures).

John Clerk, co-fondateur de la Edinburgh Philosophical Society :

Durant l'hiver 1736-1737, Colin Maclaurin et un groupe d'intellectuels écossais fondent la "Society for Improving Arts and Sciences" (aussi appelée "Society of Natural Knowledge"), éventuellement connue sous le nom de "Edinburgh Philosophical Society". Il s'agissait d'une société similaire, voire identique à la Royal; Society de Londres. En juin 1737, dès la première réunion, elle comptait déjà 21 membres - la moitié du nombre limite fixé. Lesofficiers furent élus : Lord Aberdour, président ; Sir John Clerk, baron de Penicuik, et Dr. John Clerk, médecin, vice-présidents ; Colin Maclaurin et Andrew Plummer, secrétaires ; et Alexander Lind of Gorgie, trésorier.

De 1737 à 1747, la "Philosophical Society" a produit une grande quantité de travaux de recherche sur l'histoire, l'archéologie, la médicine, l'antiquité et la chimie (comptant pour 30 % des travaux) ; l'astronomie, la physique et la cartographie, pour 25 %; les technologies pour 6 %; la biologie et les mines, pour 4% respectivement ; et un seul travail sur chacun des sujets suivants : météorologie, agriculture, géologie et géographie. La "Philosophical Society" commen¸a à attirer l'attention dans les années 1740 ; c'est durant ces années que Voltaire en devint membre, lors d'un séjour à Edinbourg. Mais suite à des divisions internes vers 1745, la Société s'orienta vers les sciences pures. (Source : Paul Wood : "Essays and Observations, Physical and Literary", Bristol: Thoemmes Press, 2002).


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