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Basilique Saint-Denis et l'abbé Suger : origine du tarot ?

 
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MessagePosté le: Jeu 18 Oct - 04:09 (2007)    Sujet du message: Basilique Saint-Denis et l'abbé Suger : origine du tarot ? Répondre en citant

Plusieurs théories ont été avancées concernant l'origine du tarot de Marseille (le plus ancien type). Selon l'une d'elles, la tarot aurait été inventé au XIIe par le bénédictin Charles Suger (1081-1151), fils de parents pauvres et sans instruction, qui devint abbé de Saint-Denis et qui, dès 1121, entreprit l'agrandissement de l'abbaye de Saint-Denis. Suger se serait inspiré d'un nouveau style architectural qu'il avait remarqué dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens - le style gothique que certains attribuent aux moines de Tiron, contemporains de Suger.

Citation:
En 1140, il fait édifier un nouveau massif occidental, en s'inspirant des modèles normands de l'âge roman comme l'abbatiale Saint-Étienne de Caen. En 1144, la consécration du chœur de la basilique marque l'avènement d'une nouvelle architecture. Reprenant le principe du déambulatoire à chapelle rayonnante en le doublant, il innove en prenant le parti de juxtaposer les chapelles autrefois isolées en les séparant par un simple contrefort. Chacune des chapelles comporte de vastes baies jumelles munies de vitraux filtrant la lumière. Le voûtement adopte la technique de la croisée d'ogive qui permet de mieux répartir les forces vers les piliers. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Denis )


Suger est considéré comme l'homme ayant le plus contribué au développement d'une chrétienté marquée par les arts, durant les XIe et XIIe siècle. Il y eut d'abord l'art "ottonien" qui, au IX et Xe s., se répandit avec l'art roman, encouragé par le pape Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac) et son élève, l'empereur Otton III ; puis l'art cistercien ultra dépouillé, imposée par Bernard de Clairvaux (XII e s.), et enfin Suger, qui favorisa l'essor de l'art gothique en France pendant que les Bénédictins de Cluny s'asseoyaient sur des acquis culturels et artistiques à travers l'Occident.

D'après l'historien Mircea Eliade (Histoire des croyances et des idées religieuses, Tome II, p. 344), le procédé [du Tarot] n'est pas nouveau : il s'agit d'un « processus dialectique bien connu dans l'histoire des religions : l'épiphanie du sacré dans un objet profane constitue en même temps un camouflage ; car le sacré n'est pas évident pour tous ceux qui approchent l'objet dans lequel il s'est manifesté. » On cache, on dissimule, afin de révéler.

Selon l’auteur du site de Rom (http://sitederom.ca/index.html ) qui avance la théorie ‘sugerienne’, basée sur Le code secret du Tarot de Marseille de Nicolas Conver (maître cartier), publié en 1760 :

Citation:
[Le Tarot] a été conçu à l'origine comme un oracle permettant de prendre connaissance de la volonté divine. Le mot Tarot lui-même est une forme codée et fort simple du terme oracle. Ce mot signifiait, au XIIe siècle, la parole de Dieu telle qu'on pouvait l'entendre à travers le message des apôtres ou des prophètes. Une piste conduisant vers des religieux se précisait. Nous étions en présence ici d'une Échelle de Jacob servant à se rapprocher des Cieux. Dans l'esprit de ses concepteurs, les degrés de cette échelle devaient également servir de pont vers les abîmes infernaux, la divination au Moyen Âge étant souvent définie comme un commerce avec les démons. Le contenu sulfureux d'un des niveaux de lecture du Tarot est tout à fait instructif à cet égard.

Comme on le verra, cette descente initiatique aux Enfers pourrait bien avoir été la condition sine qua non de l'accès à la divination. Ce qui est probable toutefois, en ce qui concerne la période historique qui va nous occuper, c'est qu'une telle initiation de l'adepte ou de l'élu lui était présentée, dans un cadre élargi de sa foi chrétienne, comme sa participation à une quête collective du salut de son âme individuelle et de celle de l'humanité, l'anima mundi. En ce sens, l'utilisateur du Tarot ne pouvait être à l'origine que membre d'un ordre religieux, la formation nécessaire à une telle démarche ne se retrouvant que dans les écoles religieuses et les monastères. S'ils faisaient du fromage, des liqueurs et de la bière, les bons moines si connus pour leurs recettes secrètes alambiquées étaient fort capable d'inventer un jeu de cartes. […]

On verra que la structure cyclique du jeu propose un itinéraire qui rappelle celui que le pèlerin entreprenait pour sauver son âme. Les lames majeures se déploient comme une série allégorique et analogique qui illustre le parcours par étapes d'un tel chemin initiatique. L'ouvrage est constitué de représentations de la vie au Moyen Âge; le Sauveur, Jésus, y apparaît souvent sous forme cachée.

Certains thèmes proviennent des Saintes Écritures et des textes néoplatoniciens du XIIe siècle. Il s'agit ici du néoplatonisme de Denis L'Aréopagite dont les livres furent retraduits et commentés par L'Érigène au IXe siècle et interprété par les penseurs du XIIe. Hughes de St-Victor (cir. 1090-1141) est un de ceux-là. Ce moine très savant sera à l'origine d'une nouvelle traduction du corpus dionysien, la novo translatio qui sera complétée après sa mort par le moine Jean Sarrazin. C'est une théologie - Eliade en retrouve les bases dans les Upanisads hindous - dont le volet négatif ou apophatique inquiétera certains penseurs de l'Église du XIIIe siècle.

Lorsqu'on se réfère aujourd'hui à la période qui couvre les XIIe et XIIIe siècles, de 1125 à 1275 environ, on la qualifie de Beau Moyen Âge. Ce n'était évidemment pas une époque sans travers. Les conditions de vie des paysans, les serfs notamment, n'étaient pas idéales. Mais ce fut tout de même un âge d'or dans bien des domaines, une véritable Renaissance avant la lettre. C'est la seule période qui pouvait donner naissance au Tarot. Nous croyons que le jeu a été créé à cette époque par des moines bénédictins de l'abbaye royale de Saint-Denis, ce formidable centre culturel et religieux du monde médiéval européen. Tout ce qu'il y avait de disponible en Europe sur la sagesse hellénique du monde antique y était déposé. L'endroit servait également de nécropole aux rois de France.

Nos recherches nous ont amené à conclure que l'historien Suger, abbé de Saint -Denis, fut le père du projet. Une des raisons est que son nom est codé dans le titre de l'Arcane XX, Le jugement. Une autre, le code en question a servi à encrypter un vitrail et des inscriptions latines de son abbaye. Une autre encore, le nom de Suger est également une énigme, fort simple au demeurant. Nous y reviendrons. Nous nous étendrons également à plusieurs reprises sur la contribution de sainte Hildegarde de Bingen, abbesse bénédictine de Saint-Rupert, que nous considérons comme la continuatrice - et peut-être aussi l'inspiratrice - de l'oeuvre de l'abbé Suger.

Les Tziganes utilisaient un jeu qui était composé de trente-deux cartes en cuir. Les images ou chaturangas provenaient de l'Inde. Nous croyons que ce jeu se serait retrouvé entre les mains de moines qui exploitaient les hostelleries de pèlerins dans les Balkans, une région qui était à l'époque un corridor privilégié vers la Palestine, et l'Orient. Au XIIe siècle, les Tziganes sont déjà présents dans les Balkans et certains parmi eux étaient employés comme domestiques dans les monastères. Hormis leurs cartes de cuir, les membres du peuple rom, comme ils s'appellent également entre eux, utilisaient de petites plaques rondes de nacre gravées pour la divination. Nous ne savons à peu près rien de ces artefacts, la transmission orale de leurs traditions garantissant aux Roms le secret sur leurs coutumes spirituelles. Mais il est fort possible que certains moines et nomades partageant un intérêt commun pour la divination se soient influencés mutuellement.

Nous soutenons que l'abbé Suger a effectué cette rénovation des cartes rom en parallèle avec celle de son église abbatiale, l'oeuvre pour laquelle il est le plus connu. Suger est le père de l'art gothique. Sa connaissance du symbolisme en fait le maître du Moyen Âge en ce domaine. Son église est le modèle de toutes les cathédrales dont le début de la construction remonte au milieu du XIIe siècle.

«Suger est donc à l'origine de la double mission qui allait inspirer l'activité historiographique de Saint-Denis jusqu'au XIVe siècle : la composition d'une histoire de France de mieux en mieux documentée et la rédaction de l'histoire des différents règnes » (Dictionnaire du Moyen Âge, p. 290). L'abbé Suger, l'historien comme l'administrateur, n'écrivait qu'en latin mais nous entendons démontrer que certaines de ses inscriptions n'ont été rédigées qu'en fonction d'un décodage avec les chiffres du code secret du Tarot de Marseille. […]

D'après Sabina Flanagan de l'Université d'Adelaide en Australie, sainte Hildegarde de Bingen elle-même utilisait un «langage inconnu» (lingua ignota) et un «alphabet inconnu» (litterae ignotae), deux systèmes qui restent encore largement énigmatiques. Pour Mircea Eliade, «(...) depuis le XIIe siècle les secrets et l'art de les dissimuler s'imposent dans des milieux assez divers. (...) Les langages secrets aussi bien que la prolifération de personnages légendaires et énigmatiques et d'aventures prodigieuses constituent en eux-mêmes des phénomènes para-religieux. (...) il faut tenir compte de l'intention des auteurs de transmettre par le truchement de leurs oeuvres, une certaine tradition ésotérique » (Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, Tome III, pp. 113-14).

Suger est un contemporain de Hugues de St-Victor et leur parenté spirituelle apparaît aussi évidente que l'était leur proximité géographique et temporelle. Les historiens s'accordent pour reconnaître à Suger le mérite d'avoir inscrit dans la pierre de son église abbatiale des éléments de la philosophie néoplatonicienne de Denis L'Aréopagite telle que l'interprétait Hughes. À la base de celle-ci se trouve la reconnaissance du caractère divin de la Lumière. Suger trouvait chez Hughes de St-Victor, le meilleur interprète de cette doctrine. «Suger n'était pas philosophe de métier. Tout imprégné qu'il fut du mode de pensée dionysien, il avait besoin pour l'affermir, de l'aide d'un vrai théologien. Au moment de faire peindre sur les portes ou graver sur les murs les inscriptions conçues pour indiquer le sens profond de son oeuvre, il trouvait chez Hughes de Saint-Victor le meilleur interprète de la doctrine du bienheureux fondateur de l'abbaye.» (Michel Bur, Suger, abbé de Saint-Denis, régent de France, p. 232)

C'est cette philosophie de la Lumière qui a donné naissance à l'art gothique. À l'époque, on l'appelait art ogival. Les cathédrales construites à partir de cette période sortent toutes de ce moule architectural et spirituel. Elles sont des triomphes de luminosité, de celle qui émane du «soleil théarchique» du Pseudo-Denis L'Aréopagite, ce moine syrien du VIe siècle dont l'oeuvre influence toute la philosophie et la théologie du Moyen Âge. (Le vrai Denis vivait au 1er siècle ; il a été converti par saint Paul.)

Nous prétendons que c'est la rencontre entre cette philosophie d'une part et celle qui sous tend la mouvance hermétique alchimique d'autre part qui a donné naissance au Tarot. S'y retrouvent également des éléments qui tiennent de la farce bouffonne et de l'hérésie, celle du prophète Manes, ou Mani, (216-277) notamment - qui provient de l'Osirianisme de l'Égypte antique et qui est la plus tenace - est clairement illustrée dans quelques lames. La lame XII, Le pendu, dont un niveau de lecture met en scène le thème central du manichéisme de Jesus Patibilis en est l'exemple le plus évident. […]

L'analyse minutieuse des codages du Tarot permet de conclure que leur présence relègue aux oubliettes la théorie d'une origine lombarde du Tarot. Le simple ajout des suffixes co ou chi au mot tarot est typique de la tendance lombarde de l'époque à s'approprier les éléments de la culture dominante voisine. Bref, les différents exemplaires de tarochi sont certainement lombards. Mais le Tarot est français.


À propos de Nicolas Conver qui, en 1760, publia son “Code secret” (du tarot de Marseille) :

Citation:
R.I.P. Requiescat in pace... L'auteur nous suggère qu'il repose dans son oeuvre. C'est qu'il y aura passé une partie de sa vie. Nous semblons être ici en présence d'une apparente profession posthume d'athéisme. Pourquoi donc une déclaration si surprenante ? Il ne peut que s'agir d'un exemple de théologie négative néoplatonicienne où on nie ce en quoi on croit après l'avoir affirmé. Selon l'auteur du XIXe siècle Grasset d'Orcet : « ce Credo était purement négatif, car la négation est la base de toute franc-maçonnerie : ceux de tous les corps de métiers étaient établis sur les mêmes principes et constituaient cette religion aujourd'hui dite de l'honneur.»

…. !!!!!

Le bénédictin Suger, inventeur du Tarot ?

Selon l'historien Émile Berthoud (Abbot Suger of the Abbey Church of Saint-Denis):

« Dans une petite étude, rédigée alors qu'il enseignait à Princeton aux États-Unis, l'historien allemand Erwin Panofsky a écrit à propos de Suger : “Il est une figure exceptionnelle de l'histoire de France; on comprend que l'on ait pu voir en lui le père de la monarchie française qui devait atteindre son apogée avec le règne de Louis XIV. Associant la perspicacité d'un grand homme d'affaires avec le sens naturel de l'équité et de la droiture personnelle, [...] conciliant et ennemi de la violence sans être jamais irrésolu et sans manquer de courage personnel, inlassablement actif quoique passé maître dans l'art de n'agir qu'au moment opportun, doté du génie du détail tout en restant capable d'une vision d'ensemble, il mit tous ces dons contradictoires au service de deux ambitions, renforcer le pouvoir de la couronne de France et agrandir l'abbaye de Saint-Denis. »

Émile Berthoud (Suger, l'homme-clef du Moyen Âge, Esprit & Vie n° 66, p. 32) : « Suger fut aussi, et peut-être surtout, une figure exceptionnelle de l'histoire de l'Église et de l'histoire de la culture occidentale. »

Elizabeth Brown (Saint-Denis, la basilique, p. 451) : « (De nouvelles recherches) offriront toujours de meilleures connaissances sur l'architecture de l'église et sur les sources écrites, fausses ou authentiques, qui éclairent son histoire.»

Site http://sitederom.ca/fr/5.html :
Citation:
L'abbé Suger a rénové l'abbaye de Saint-Denis dans ce style qui s'écartait définitivement de l'art roman traditionnel. La croisée d'ogives est une des constantes du gothique avec l'utilisation des arcs et des vitraux pour remplacer les murs, ce qui assurait un ensoleillement maximal. L'utilisation des vitraux avait également pour but de faire l'éducation spirituelle du peuple en l'amenant à entrer en contact avec une imagerie basée sur les grands mythes chrétiens.

Un vitrail de Saint-Denis met en scène l'Arbre de Jessé, l'arbre généalogique du Christ établi par saint Luc qui comporte 78 générations. L'ARBRE DE JESSE: 12+1+18+18+5+5+5+5 = 69. Comme le J du Moyen Âge est en fait un I ou 9, cet arbre qui porte 78 générations porte un nom dont la somme des lettres du code majeur donne 78. 13 des 26 lettres modernes font partie du code majeur : A, C, E, H, I, L, M, O, P, R, T, V et X.

Dans ses écrits, Suger n'utilise que le latin médiéval. Il communiquait également dans cette langue avec les clercs et les nobles de son entourage. Mais comme tous les prêtres de son époque, il prêchait en romanz, la langue romane qui est antérieure à l'ancien français. Nos recherches démontrent que les Arcanes des Tarots ont été nommés et codés dans ce qui ne pouvait être qu'une langue expérimentale, un français à l'alphabet de 26 lettres. Nous allons voir que cet alphabet de 26 lettres est à la base des codages en latin dont il a rempli sa basilique.

Un vitrail de la chapelle de la Vierge de la basilique Saint-Denis, au nord de Paris, le représente couché devant la Vierge avec en main une crosse en forme d'os. Les mains évoquent de façon frappante l'imagerie du Tarot, celle de l'Arcane XIII notamment. Elles ne sont pas jointes cependant, comme semblerait le commander sa position, mais tendues en témoignage d'amitié, d'aide et de conseil comme le fait le roi lui-même lors de la visite d'un pape.

Une barre transversale au-dessus de la tête du moine contient l'inscription suivante : SVGERIVSABAS [Sugeriuabas – [I]abas[/I] avec un seul “b”, ce qui est une erreur délibérée – voir plus loin]. La démonstration qui suit est une des preuves irréfutables que le code du Tarot déchiffre des productions culturelles du XIIe siècle. Ce code fonctionne en attribuant à chaque lettre latine la valeur arithmétique de l'alphabet français moderne de 26 lettres. Ce code nous est facilement accessible aujourd'hui. Cependant, un non initié du Moyen Âge aurait été dans l'impossibilité, en appliquant son alphabet romain de 23 lettres, d'en faire autant. L'inscription qui suit est codée : cette inscription est la signature en latin de l'abbé Suger.


Détail du vitrail de la Vierge

Citation:
Faisons d'abord une simple addition biblique en établissant la somme de toutes les lettres ; le résultat est 144, le nombre de la Jérusalem céleste ! Un lettré du XIIe siècle qui aurait eu l'idée d'additionner les lettres de cette inscription aurait obtenu le nombre 136. Ne gardons maintenant que les lettres de notre code.

SVGERIVSABAS: 22+5+18+9+22+1+1 = 78. C'est l'addition des sept caractères membres du code majeur qui nous permet d'arriver à ce résultat. 78, c'est le nombre des générations qui existent entre Dieu et Jésus tel que l'a établi saint Luc, l'évangéliste, c'est le nombre de pages du manuscrit secret que l'abbé Suger compose, son projet d'oracle, le Tarot.

Notons que les deux A du mot abas portent un double trait horizontal et sont ouverts en leur sommet. Il s'agit d'une signature de maçon. En effet, ces deux A rappellent la paire de cadres en bois utilisée sur les chantiers de construction pour encadrer ou supporter à la hauteur désirée les objets sur lesquels on travaille. Il s'agit bien sûr de chevalets de menuiserie. La forme des chevalets de peintre s'en inspire. Les croquis de Villard de Honnecourt en donnent une illustration qui correspond à la forme de la lettre A dessinée dans ce vitrail.

Revenons à notre inscription. Il manque un b au mot abas qui s'écrit normalement abbas, une erreur qui ne s'explique que dans le cadre d'une lecture ou d'une écriture codée. Normalement, avec un b supplémentaire, son inscription devrait contenir 13 lettres. Elle n'en contient que 12, le nombre des Apôtres, le nombre de l'Église triomphante. Ce b manquant prive ainsi la mort, 13, de sa victoire. On se rappelle que Suger prive également de nom l'Arcane XIII.

Le Tarot est bien le gisant de l'Abbé Suger. Une autre inscription latine celle qui est dissimulée dans les 13 lettres du code majeur, ne nous déclare-t-elle pas que son auteur repose dans son oeuvre? Rappelons pour mémoire une des quelques versions plausibles, notre hypothèse de départ: +R.I.P. ATHEO M.C.L.V. R.I.P. Requiescat in Pace, qu'il repose en paix.

Les documents d'époque affirment que l'abbé Suger est décédé à l'heure de prime, le 13 janvier 1152. (On pense aujourd'hui que c'était plutôt en 1151. Le code du Tarot nous indique que Suger envisageait la date de 1155.) Prime, 13-01-1152 : 1+13+1+11+ 52= 78. On sent à nouveau ici la mise en scène hermétique. On n'en doutera plus lorsque l'on saura que Suger serait mort du paludisme (78)!

Poursuivons. Le mot SVGGERIVS gravé dans la pierre d'une inscription du portail ouest de Saint-Denis semble codé. L'abbé Suger n'aurait pas toléré qu'on fasse une erreur dans son nom. Pourtant le graveur a inscrit deux G au lieu d'un seul. Notons que les deux G adoptent la forme du 6. Ils sont suivis, deux caractères plus loin, d'un V amalgamé à un trait vertical. Le nom SVGGERIVS se présente ainsi: S°VGGERIV°S. Des heures de décodage en perspective !


Façade ouest - Saint-Denis

Citation:
Le narthex de l'église a été consacré par de nombreux prélats le 9 juin 1140. 9+6+11+40= 66. 6 chiffres, 666. La pose de la première pierre du chevet a eu lieu le 14 juillet 1140. 14 7 11 40 donne 72. La dédicace solennelle, la cérémonie de consécration du choeur, a eu lieu le 11 juin 1144. 11 6 11 44 donne 72. Ces deux dates marquent le début et la fin de cette phase des travaux ; elles donnent 144, le nombre biblique de la Jérusalem céleste.

Ajoutons que lors de la cérémonie de pose de la première pierre, les célébrants ont utilisé de l'eau bénite de la cérémonie du mois précédent pour préparer le mortier. Ils ont entonné à cette occasion le psaume 86 à la gloire de Sion, la Jérusalem céleste, dont le premier verset, Fundamenta ejus in montibus sanctis, se décode 144.

Nous allons maintenant effectuer un retour sur un des symboles qui apparaît dans l'Arcane Le Monde. Il s'agit de l'écharpe de la danseuse qui symbolisait sa sortie de l'ombre pour entrer dans la lumière. Cette écharpe rouge est au coeur de l'Arcane central du jeu de Tarot. Notre auteur a choisi d'y placer ce qu'il y avait pour lui de plus sacré. L'abbé Suger a été élevé à l'abbaye de Saint-Denis. Il y a passé la plus grande partie de sa vie. Une relique sainte était conservée dans cette abbaye. C'était l'objet le plus sacré de la Chrétienté franque, l'oriflamme de Saint-Denis, la rouge bannière du Vexin portée au combat sur une hampe dorée. On la retrouve sur certaines gravures de l'époque ceignant le Christ-Roi. En symbolique médiévale, l'écharpe représente la profession des astrologues.




Citation:
Nous croyons également que la représentation de l'étendard à deux queues serait une représentation du bicodulam serpentem, le serpent à deux queues qui traverse le ciel, celui de la Voie Lactée. En suivant une de ces deux queues, les pèlerins sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle arrivaient à bon port, sur les rivages de l'Atlantique.

C'étaient quelques-uns des nombreux messages croisés qui nous confirment que Suger est bien l'instigateur d'une entreprise ésotérique. Vue sous cet éclairage, nous ne pouvons qu'admirer «l'oeuvre noble qu'illumine la lumière nouvelle» de notre compréhension. Cette lumière, à nouveau, c'est celle qui rayonne du soleil théarchique des maîtres à penser néoplatoniciens de l'abbé de Saint-Denis.

Peu après la mort de Suger, un chanoine de Saint-Victor de Paris, nommé Simon Chèvre-d'Or composa une épitaphe en latin. Les Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne conservent cette épitaphe. Elle est écrite en lettres d'or. En voici un extrait:

«L'Église a perdu sa fleur, sa perle, sa couronne et son soutien, son étendard, son bouclier, son casque, sa lumière et son auréole, en perdant l'abbé Suger, qui fut un modèle de vertu et de justice, un religieux aussi grave que pieux. (...) Il ajouta par sa propre gloire au lustre d'une abbaye déjà fameuse; il en réforma les abus avec énergie et il en augmenta le nombre des habitants. L'octave de la Théophanie qui le vit fermer les yeux à la lumière, fut pour lui une vraie Théophanie.»

C'est cette Théophanie qui est dissimulée dans les lettres qui forment le code majeur du Tarot. Rappelons pour mémoire une de nos formules latines de départ, une profession de foi négative apparente de la part d'un athée avec une faute d'accord en latin, un ablatif, atheo, au lieu du nominatif, atheus :

+R.I.P. ATHEO M.C.L.V.

Il s'agissait également en fait de :

+R.I.P. A. THEO. M.C.L.V.

qui est la forme contractée d'un acte de foi :

+Requiescat in Pace, Ad Theophanii, M.C.L.V.

+Qu'il repose en paix, auprès de la Théophanie, 1155. On notera que le mot grec Theophanes se décode 78. Ce mot signifie la manifestation de Dieu.

Au XIIe siècle, dans les affaires de la foi, on affirme et on nie. C'est la base du credo néoplatonicien. C'est la base de toutes les initiations hermétiques concurrentes et subséquentes auxquelles s'ajoute, bien sûr, l'exaltation du Féminin refoulé. Ce terme contracté THEO que nous traduisons par Theophanes représente également Theotokos, un des noms donnés à la Vierge par Suger et ses contemporains !
+Requiescat in Pace, Ad Theotokos, M.C.L.V.

Suger, tant dans la formule codée de son Tarot que dans le vitrail de la Vierge de l'abbaye Saint-Denis, se représente au côté de la mère du Seigneur.


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