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Notes sur la Philo Musicæ Societas

 
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MessagePosté le: Sam 20 Déc - 15:04 (2008)    Sujet du message: Notes sur la Philo Musicæ Societas Répondre en citant

La Philo Muusica et Architectura Societas Apollini donna son nom (Apollo Room) à la salle attenante à la taverne Queen's Head où se rassemblaient les maçons qui étaient membres de ladite société. Je cite ici un extrait de :

TWO CONCERTOS.
Being the first & eleventh
SOLOS
of ye late
Arcangello Corelli
as they are made into
CONCERTOS
by
Mr: Obadiah Shuttleworth [d. 1734]
Ingrav'd by T. Cross
London
Printed & Sold by Joseph Hare at ye Viol & Flute in Cornhill
Edited by Andrew Pink
Document en pdf ici : http://eprints.ucl.ac.uk/2088/.
Version html : http://66.102.1.104/scholar?hl=fr&lr=&q=cache:FXgY_83UJhIJ:eprints.…

[...] "The music of Corelli was greatly admired by the music-loving British public in the early eighteenth century and was the foundation of the repertoire of the many amateur music societies that flourished across the nation at this time. The Hon. Roger North (1650-1734), writing in about 1728, commented on ‘ the numerous traine of yong travellers of the best quality & estates, that about this time went over into Itally & resided at Rome & Venice, where they heard ye best musick and learnt of the best masters … they came home confirmed in ye love of the Italian manner, & some contracted in no little skill & proved exqui[si]te performers; then came over Corellys first consort that cleared ye ground of all others sorts of musick whatsoever; by degrees the rest of his consorts & at last his conciertos came, all wch are to ye musitians like ye bread of life’. In this context it is not surprising to find a musician like Shuttleworth making ensemble arrangements of Corelli's opus 5 sonatas since there are only 6 opus numbers in the Corelli catalogue and the appetite for Corelli was insatiable. William Weber has said that such adaptations became staple fare in concerts and between acts in the theatres throughout the early part of tHe century.

Looking at the chronology of such pieces it is clear that 1726 marks the start of this vogue. This is the year when both Francesco Geminiani (1687-1762) and Obadiah Shuttleworth published concertos arranged from the Corelli's opus 5 solo sonatas. That Obadiah Shuttleworth should be making his arrangements at the same time as the renowned violinist/composer Francesco Geminiani can be explained by the connections that existed between Geminiani and the Shuttleworth family. Obadiah's brother Thomas, together with Geminiani, belonged to a lodge of music-loving freemasons that was founded in London in 1725, and Obadiah's father was several times paid to copy music for performance at lodge meetings. Called Philo-musicae et Architecturae Societas Apollini, the lodge met at the Queen's Head tavern near the Temple Bar, on the Strand in London. The lodge minutes indicate that this tavern was later renamed the Apollo in honour of its musical clientele. The minutes also show that in February 1725 members committed themselves to purchasing Geminiani's concerto grosso arrangements of Corelli's opus 5. This dates Geminiani's idea for such arrangements, even if perhaps the music itself was not yet composed. In July of that year the President of the Lodge, William Gulston, was paid for subscribing to Geminiani's work on the Lodge's behalf. When Geminiani's arrangements were published in 1726 it is not only the name of the Philo-musicae lodge that appears in the subscribers list, so too do all the names of the founder members including 'Thomas Shuttleworth, Jun.', Obadiah’s brother. While Obadiah is known to have been a freemason (and is recorded as a member of the Queen Elizabeth’s Head lodge, in Pitfield Street, Hoxton in 1731) there is no evidence in the minutes of Philo-musicae lodge to show that Obadiah ever attended there.


***

Autre étude :

Francesco Geminiani et la Philomusicae et Architecturae Societas Apollini

Source : http://musicmac.ifrance.com/docs/geminiani.html

Francesco Xaviero Geminiani (Lucques 1687 - Dublin 1762), après avoir été à Rome l'élève de Corelli et d'Alessandro Scarlatti, émigra à Londres en 1714. Compositeur, virtuose et professeur de violon, collectionneur et marchand de tableaux aussi, il y était particulièrement considéré. Un traité The Art of Playing the Violin (1740), qui fut la première méthode de violon jamais publiée, lui est attribué. En 1733 il s'installa à Dublin où il mourut.

On sait qu'en France les Sociétés de Concert dominées par les francs-maçons ont, au XVIIIe siècle, joué un rôle très important dans la vie musicale. L'idée venait en fait d'Angleterre, où elle avait été mise en application dès 1724, date où fut créée la Philomusicae et Architecturae Societas Apollini, qui organisa des concerts fort prisés de 1725 à 1727 et dont le caractère maçonnique est établi par l'article 17 de ses statuts : Nul visiteur ne sera admis s'il n'est FRANC-MACON.

Geminiani, "notre frère éminent et à juste titre applaudi", en fut désigné comme le dirigeant, en tant que "seul Directeur et Dictateur (dictator) à vie de toutes nos exécutions musicales". Il était en effet considéré par les fondateurs comme "le plus grand violoniste de notre époque, et compositeur de grand mérite".

Un point important d'histoire maçonnique ?

On trouve dans les archives de la Philomusicae la mention suivante, citée par Gérard Gefen :

Nos bien-aimés Frères et Directeurs de cette très Vénérable Société dont les Noms figurent ci-dessous:
Frère Charles Cotton, Frère Papillon Ballont été régulièrement passés Maîtres
Frère F. X. Geminiani a été régulièrement passé Compagnon et Maître
Frère James Murray a été régulièrement passé Compagnon ...

Gefen considère qu'il s'agit là de la première trace écrite de la création du 3e grade.

Considérant que les Maîtres de la Société apollinienne en sont les directeurs artistiques, Philippe Autexier estime au contraire que cette élévation n'a rien à voir avec le troisième grade usuel.

Une belle idée … … qui a rapidement fait long feu.

Jusqu'à l'ère du disque, le seul moyen d'entendre de la musique en Loge était de faire appel à des musiciens live pour constituer une Colonne d'Harmonie. Il était donc nécessaire de recruter suffisamment de musiciens. D'où l'octroi d'avantages (gratuité) pour attirer ces Frères à talents, et souvent aussi ... beaucoup de laxisme dans les critères de recrutement !

La Philomusicae semble avoir été la première à rencontrer ce problème, qui a sans doute causé sa perte : malgré le grand succès de ses concerts, la Société disparaissait en effet en 1727, après deux ans seulement d'activité.

S'il fallait être maçon pour faire partie de la Société, il suffisait à celle-ci de choisir un futur membre pour en faire un maçon, sans autre forme de procès et, le cas échéant, séance tenante. Sans être une Loge dûment enregistrée et patentée par la Grande Loge de Londres, la Philo Musicae s'était donc accordé les prérogatives d'une Loge (moins de 10 ans s'étaient écoulés depuis la création de la Franc-Maçonnerie spéculative, et les structures étaient moins établies qu'aujourd'hui …). Gérard Gefen narre ainsi les problèmes que cela a soulevés :

En fait, les autorités de la Grande Loge de Londres semblent avoir montré tout d'abord une certaine mansuétude à l'égard de la Philo-musicae. Les sept principaux officiers et fondateurs de la société furent convoqués à la tenue de Grande Loge de la Saint-Jean d'été 1725, sans doute pour régulariser la situation. Ils ne daignèrent pas répondre à l'invitation. En décembre 1725, le duc de Richmond, Grand Maître, adressa une lettre à la Philomusicae pour demander des explications sur les réceptions irrégulières de maçons auxquelles procédait la société. Les minutes de cette dernière témoignent que la requête fut considérée avec mépris, sinon avec colère : sans doute les contraintes obédientielles étaient-elles encore mal ressenties dans ces toutes premières années de la franc-maçonnerie organisée; la réaction des membres de la Philo-musicae paraît cependant empreinte d'une suffisance que seule la réputation dont jouissaient leurs soirées musicales semble expliquer…

Les autorités de l'obédience londonienne n'avaient pas tout à fait tort. La multiplication des incidents au sein de la Philo-musicae montre que les critères de recrutement de celle-ci, probablement fort exigeants du point de vue musical, laissaient à désirer en matière de vertus maçonniques telles que la sagesse ou l'amour fraternel. Entre mars et décembre 1726, on ne compta pas moins de neuf membres "expulsés avec le plus grand mépris en raison de leur conduite scandaleuse et non fraternelle", ce qui constitue assurément un record dans l'histoire de la franc-maçonnerie.

Les minutes ne manquent pas de signaler que … plusieurs de ces (mauvais) frères "avaient été faits maçons afin de pouvoir être admis dans la société" ...

Gérard Gefen, à qui nous avons emprunté la plupart des informations de cette page, reproduit dans son livre l'acte fondateur de la Philomusicae et Architecturae Societas Apollini.

Il vaut la peine de citer en partie ce texte, dont le style et l'inspiration apparaissent comme comme fort proches de ceux des Constitutions d'Anderson :

LA GÉOMÉTRIE

Mère de tous les ARTS & SCIENCES a été et demeure très justement réputée comme une chose entre toutes Excellente et Un Grand Honneur pour les Nations qui l'ont particulièrement Encouragée et Cultivée, ajoutant ainsi non seulement à leur Réputation et à leur Gloire, mais aussi à la Connaissance et à l'Usage des nombreux et Extraordinaires Avantages auxquels son Etude a permis d'Accéder.

Les Arts Libéraux et les Sciences ne manqueront jamais de fleurir et de se Perfectionner que dans une Nation où la liberté et la Propriété sont le mieux Assurées et Maintenues ; et, puisque nous jouissons du Bonheur particulier de vivre sous le Règne Propice d'un Roi Très Gracieux Qui Aime et Encourage ces Arts et ces Sciences de manière si Éminente et si Remarquable, nous nous sommes Proposés de créer et d'Établir une Société Mutuelle de Vrais Amis de la MUSIQUE et de l'ARCHITECTURE (Sciences qui furent toujours Distinguées et tenues dans la plus Grande Vénération par des Personnages de Rang et de Dignité très élevés), grâce à une Fondation de nature Permanente, dont le dessein peut être considéré comme celui d'une Institution Noble et Heureuse, Véritablement Louable en Soi et qui doit lui valoir une Juste et Universelle Approbation

POUR CES MOTIFS
Une Société
Dénommée
PHILO-MUSICAE
et
ARCHITECTURAE
Societas
APOLLINI
Georgio
Imperante
A.D.
MDCCXXIV

***
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MessagePosté le: Sam 20 Déc - 15:04 (2008)    Sujet du message: Publicité

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